Musicabulle

Summercase 2008

18 & 18 juillet 2008, Boadilla del Monte

Un petit compte rendu du Summercase du week end passé.

Pure folie, un vrai festival, perdu dans la cambrousse madrilène, en plein cagnard, jusqu'au bout de la nuit. Le rêve pour tous mélomanes que nous sommes. love

Premier jour, très très belle affiche. Je n'ai pas été déçue un seul instant. Le site est immense, avec quatre scènes, des multitudes de stands bières et alcools de toutes sortes, de victuailles à des prix exorbitants (faut pas non plus trop en demander... mister green ). Je me suis fait des "amis" grâce à mon t-shirt Muse, j'ai même eu droit à deux hamburgers pour le prix d'un. Ça sert.

Très très bon son sur les deux scènes principales. À 19h, c'était le grand début avec The Kooks. Un groupe anglais, bien frais, des gouffas et des slims. Idéal pour débuter. J'ai beaucoup aimé cette jeunesse et cette joie de vivre. C'est une musique très anglaise, si je puis dire, le chanteur a une voix qui s'apparente un peu à celle d'Alex Turner et en live, pas de mauvaise surprise, sa voix est parfaite. Là, bonne ambiance, pas de bousculade, un public parfait, chantant, dansant un peu dans tous les sens. J'ai très envie de les revoir en concert dans une petite salle, leurs chansons sont très mélodiques et c'est extrêmement agréable à écouter. Une musique qui fait plaisir, pour l'été, pour le soleil.

Le concert de The Breeders n'a pas été exceptionnel. Un peu mou, une bonne ambiance, mais rien de transcendant.

Je suis restée ensuite sur la même scène pour voir Kings of Leon dont j'avais entendu énormément de bien. Grande déception pour ma part. Premièrement, le public a subitement changé et le monde des groupies hystériques est devenu globalement majoritaire. Ça hurlait, ça poussait. J'ai dû dire à l'une d'entre elles qui passait son temps étalée sur mon épaule ou ses cheveux dans mes yeux qu'elle se calme et que sa bière était faite pour rester dans le verre et pas sur mon t-shirt. Elle a décidé de partir plus loin, à mon grand bonheur. J'ai donc pu profiter tranquillement du concert, mais je n'ai pas été convaincue par leur musique que je trouve plutôt monotone, mis à part quelques chansons.

Je suis partie avant la fin pour voir Mogwai sur l'autre scène. Je me suis avancée dans la foule pour essayer de profiter un maximum du son. Problème majeur : tout le monde parlait plus fort que la musique! J'avoue que j'ai du mal à supporter cette manie qu'ont les espagnols de hurler quand la musique est douce. Enfin j'ai quand même réussi à avancer un peu et là ça a été un moment d'extase total. C'est une autre planète, une autre dimension. J'ai passé le concert les yeux fermés ou à regarder la lune. Un moment hors temps, hors réalité. Réellement intense. Je ne voulais plus partir. J'étais ailleurs, plus de force pour bouger. love

Mais le festival était loin d'être terminé. The Raveonettes n'ont pas non plus fait un set remarquable, mais le son était mauvais aussi. J'avoue que j'ai beaucoup de mal avec les groupes à voix féminines, donc c'était certainement quelque chose qui a joué en leur défaveur. Je m'endormais beaucoup.

Heureusement, la nuit ne faisait que commencer, et j'attendais avec impatience de revoir les Kaiser Chiefs, tête d'affiche du premier soir. J'avais adoré la folie des gens la première fois que je les avais vus. Le public était devenu complètement incontrôlable, sautant partout, dans tous les sens. J'ai eu de la chance cette fois-ci, j'avais beaucoup de place pour bouger à mon goût. Ces gars-là sont dingues, Ricky Wilson est comme un supporter de football à qui on aurait donné un micro. J'aime ce rock ouvrier, facile mais tellement agréable. L'ambiance était énorme et je connaissais toutes les chansons, c'est ça qui est bien avec eux, pas de paroles complexes, c'est du brut, du pur rock'n'roll pour s'amuser. J'ai fini sans voix ni jambes. Ils ont joué pratiquement un set complet et j'étais réellement contente de les voir à nouveau parce que c'est un événement! Et s'ils repassent, j'irai encore tellement c'est bon! rok

Juste le temps de dire ouf et j'ai couru à l'autre scène pour voir Foals que j'avais très envie d'entendre. Mais comme les Kaiser Chiefs ont commencé un peu tard (à cause des vieux Sex Pistols!.... mister green ), je n'ai pu voir que la fin de Foals. Mais quelle énergie! Très très très bons! Des rythmes impressionnants. La voix du chanteur a tendance à m'énerver sur disque, mais j'ai été très agréablement surprise, je sautais partout. J'espère qu'ils passeront prochainement par chez moi parce que ça m'a donné envie de les voir.

Premier jour extrêmement positif. Rentrée chez moi vers 5h30.

Second jour, objectif barrière pour Interpol (qui jouaient à 22h30). J'étais avec trois fans du groupe, donc pas le choix, mais je n'ai pas regretté du tout.

La journée a commencé avec We are Scientists que j'attendais beaucoup. Énooorme déception. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Des voix pénibles à écouter. Bref, j'attendais un peu plus de ce groupe qui est plutôt agréable à écouter sur album.

Le désavantage d'être à la barrière en festival, c'est qu'on est obligé de supporter tous les groupes qui passent avant la tête d'affiche. Là, le plus dur a été Ian Brown. Une horreur sans nom. Le pseudo racaille en permanence en train de cracher par terre et de remonter son pantalon. Le pire c'est que sur les cinquante personnes qui étaient à la barrière, c'est moi qu'il a remarquée!!! J'ai eu droit à des gestes divers et variés pour m'indiquer que je ne devais pas m'endormir. L'horreur. Non seulement sa musique est nulle et c'est horriblement pénible à regarder mais en plus le chanteur s'en rend compte et n'arrête pas de te regarder. Bref. J'avais hâte qu'il termine son show.

Après quoi, c'était le gros n'importe quoi avec Grinderman, le side project de Nick Cave. Le fou! Complètement barré, jetant ses feuilles de partitions comme un savant fou! Niveau musical, un peu fouilli, un peu bizarre mais avec des choses intéressantes. Très rock'n'roll. Disons que pour attendre, c'était sympa.

Finalement, l'après midi est passé vite. Le grand moment arrivait. Interpol. La nuit était là. Préparatifs sur la grande scène, montage des écrans et du panneau de fond. Je sentais le monde s'agiter derrière moi, et préservais ma place entre Daniel et Paul, conformément aux indications des fans qui étaient à mes côtés (j'avais jamais pensé à un choix de placement aussi judicieux auparavant, à vrai dire mister green ).

D'un coup, le groupe est entré sur scène, et là le temps est resté suspendu je ne sais où. J'ai pris une claque monumentale! Quelle profondeur! Quelle prestance. Et puis Daniel, quoi!!! Danieeeel! Il était en face de moi à bouger à sa manière si particulière, s'avançant sur le devant, à deux mètres de moi. Je n'ai pas décroché mes yeux de son corps. love Il était impressionnant à regarder! Le son était plutôt bon, la voix de Paul Banks percutait mon esprit, vibrait et résonnait avec la basse et la guitare. J'avoue, je l'ai toujours dit, je n'accrochais pas à Interpol. Les disques me laissaient indifférente et m'ennuyaient. Mais là c'était une toute autre dimension, comme un vent violent qui m'aurait plaquée contre un mur pour m'empêcher de respirer. C'était ça. J'ai vraiment eu l'impression de ne pas avoir respiré pendant tout le concert. La prochaine fois, je jure de ne pas les louper. J'ai trop aimé cette force qu'ils dégagent. pleure respect

Le concert terminé, j'ai couru sur l'autre scène, la tête encore dans les nuages, pour voir ceux pour qui j'avais pris mon pass au départ : Maxïmo Park. L'effet post-Interpol est particulier et j'avais envie de sauter partout tellement j'étais heureuse. Il faisait beau, la pleine lune nous regardait, et j'avais vécu quelque chose de nouveau qui m'avait laissé des traces, sans nul doute. Là encore, le groupe était plein d'énergie, comme dans ses disques. J'aime énormément la voix du chanteur, et en live elle rend parfaitement bien. J'ai eu droit à deux de mes préférées : Books From Boxes et Our Velocity. Le summum! Des interprétations différentes, un rythme qui donne la pêche, une musique originale, vive et avec une identité forte. J'en ai bien profité.

La fin du festival a été marquée par un bref passage pour voir The Verve (j'aime pas du tout la voix du chanteur, et puis... rien d'original, à vrai dire) puis à trois ou quatre chansons des japonais de Cornelius qui nous ont démonté la tête avec leurs sons bizarres. Juste le temps de redescendre sur Terre. Prendre le bus, et rentrer.

Une seule chose à dire : à refaire! cheers

1 commentaire - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 | Page suivante

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://claireoxygene.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Arts et culture, mode