Mercredi 9 Avril 2008
The Hives
8 avril 2008, La Riviera, Madrid
Comme je le disais hier, passer après Editors et avant Muse dans mon agenda concert était quelque peu risqué pour The Hives. Je n'avais eu que des échos positifs sur leurs prestations, j'y suis donc allée sans attente mais ravie.
Dehors il pleuvait des trombes. J'ai pris l'habitude de ne plus arriver en avance. Rentrée dans la salle à 20h, j'en profite pour admirer les beaux t-shirts que je ne m'achèterai pas (mais très jolis quand même). Je me place en plein milieu, plutôt devant, sous la pression de celui qui m'accompagne et qui veut absolument passer le concert dans la foule. Je me dis qu'il faut le tenter, donc je ne bouge pas.
En première partie, Henry Fiat's Open Sore, un groupe punk masqué. C'est bruyant, ça envoit, un peu répétitif, mais personne ne bouge. Je comprends maintenant que le public s'économisait grandement pour la suite. Ici et là, quelques spécimens commencent déjà à sauter dans tous les sens.
Après une demi-heure de set, le quatuor remballe le matériel, sans ôter leurs masques. Ils doivent mourir de chaud là-dedans. D'ailleurs la salle devient un véritable sauna au fur et à mesure que les gens arrivent.
22h15, le décors du sigle rouge des Hives s'illumine sous fond de petite musique d'ouverture. Le public hurle. Le groupe fait son entrée sous un tonnerre d'applaudissements et de cris. Je me tiens prête à voltiger à la première note. Et je ne me suis pas trompé. En deux secondes, la foule a déjà tourbillonné, j'ai perdu celui qui était à côté de moi, j'ai reçu plusieurs verres de bière dans les cheveux et je vois les gens autour faire des tours sur eux-mêmes, à l'envers, à l'endroit, en sautant comme des dingues.
Inutile de dire que la chaleur est absolument étouffante, et stratégie
de survie oblige, je me dirige vers la droite de la scène, en imaginant
que sur le côté, je pourrai être au calme.Le son est excellent, le batteur est un monstre et Nicholaus Arson que j'ai juste en face de moi est tout fou, bougeant sa tête frisée dans tous les sens. Ça saute, ça remue, sur scène comme ailleurs. Je ne crois pas avoir vu une seule fois La Riviera dans cet état!
Pelle harangue la foule dans un espagnol à la limite du compréhensible, mais il est charmant, et le message passe sans soucis : "il ne doit pas y avoir de silence pendant un concert des Hives!!!" Nous sommes tous d'accord là-dessus!
Entre les chansons, on a droit à des petits discours, Pelle chauffe les
filles, puis les garçons, puis "tout le monde" avant de repartir de
plus belle. Après avoir enlevé sa veste puis sa belle cravate, être
monté plusieurs fois sur le bar, accroché aux grilles tout près de moi,
le set se termine dans la confusion la plus totale. Le sol gronde sous
nos pieds. J'ai les vêtements qui me collent tellement j'ai chaud. Mais
j'en redemande.
Finalement, après quelques minutes de hurlements à en perdre la voix, la bande suédoise réapparaît pour nous livrer trois chansons qui finiront de nous achever, avec le tubissime Tick Tick Boom pour défouloir grandeur nature en guise de final magistral.
Quand les lumières se rallument, je suis épuisée mais ravie. Je connaissais simplement quelques chansons et j'en ai pris plein les yeux. Énorme.
Quelques photos >>> sur cet album flickr
Par Claire musicabulle, Mercredi 9 Avril 2008 à 22:02 GMT+2 dans Reviews concerts





