Samedi 15 Decembre 2007
Apocalyptica
3 décembre 2007, Sala Joy Eslava, Madrid
Je ne suis pas fanatique de ce groupe, je le trouve extrêmement particulier et intéressant car il s'agit là de métal classique au sens strict. Tous les disques d'Apocalyptica sont bons et possèdent une véritable identité.
En première partie, j'avoue m'être copieusement ennuyée avec le groupe allemand Lacrimas Profundere. Pour ceux que ça intéresse, je laisse leur MySpace. Il s'agit d'un groupe aux accents gothiques, pour moi trop caricaturaux de ce que peuvent être les métaleux purs et durs mais sans une touche d'originalité. En gros, les grosses grattes, les basses et la grosse caisse à plein volume, on bouge la tête et les cheveux longs, mais ça s'arrête là. Seule chose intéressante : un des guitaristes avait un logo de NIN sur sa guitare, et le bassiste avait décoré son instrument avec des visuels de Sin City.
Au milieu du set, je commençais sérieusement à bailler. Heureusement le changement de matériel a été rapide, et l'ouverture du set d'Apocalytica des plus stimulantes. Les décors sont dévoilés. En fond, l'emblème du groupe (le violoncelle/tête de mort avec les ailes que vous trouverez sur la pochette du Single I'm not Jesus). L'imposante batterie de Mikko Sirén se trouve au centre en hauteur, et devant sont disposés quatre chaises géantes en fer en forme du même emblème. Un peu lugubre, mais ça a le mérite d'en imposer.
Dès le début, les cinq ou six premières chansons, je reste bouche bée devant le spectacle, la magnifique alliance du son lourd et puissant et des aigüs. Les quatre violoncellistes restent assis le temps de deux ou trois morceaux, puis les deux chevelus Eicca Toppinen (le blond) et Perttu Kivilaakso (le brun) brandissent leur instrument, s'avançant jusqu'à toucher le public. Ils bougent beaucoup, nous font participer un maximum, toujours avec le sourire et les yeux pétillants. Le batteur est impressionnant, généreux et précis. Décidément je commence à devenir sérieusement fanatique des batteurs en les voyant jouer en direct. Après l'immense et inaccessible Mike Portnoy et le grand Matt Helders, voici Mikko Sirén!! C'est du lourd!
En rythme, Eicca et Perttu font balancer leur chevelure digne d'Elsève ou de Schwarzkopf, penchés sur leur instrument, leurs doigts courants à une vitesse incroyable. Malgré tout, ma star de la soirée restera sans nul doute le mystérieux "professeur" Antero Manninen, qui n'a pas bougé de sa chaise pendant quasiment la totalité du set. Lunettes noires, vêtements sobres, cheveux blonds tirés. Une droiture curieusement attractive. On a eu droit à deux sourires de sa part pendant que les autres s'en donnaient à coeur joie. Sa caractéristique, et ce qui m'a complètement laissée coi : sa maîtrise, venant du Maître. Lorsqu'il joue la mélodie, c'est l'âme du groupe, la profondeur et l'identité.
Concernant la setlist, je ne connais pas assez bien le groupe pour pouvoir vous la détailler. Beaucoup de morceaux du dernier album ont été joués. De plus, nous avons également eu droit à une reprise de David Bowie et à une autre de Rammstein. Le concert a duré une heure et quart ou une heure vingt, avec deux rappels, dont le dernier absolument magnifique.
Je ne suis pas fanatique de ce groupe, je le trouve extrêmement particulier et intéressant car il s'agit là de métal classique au sens strict. Tous les disques d'Apocalyptica sont bons et possèdent une véritable identité.
En première partie, j'avoue m'être copieusement ennuyée avec le groupe allemand Lacrimas Profundere. Pour ceux que ça intéresse, je laisse leur MySpace. Il s'agit d'un groupe aux accents gothiques, pour moi trop caricaturaux de ce que peuvent être les métaleux purs et durs mais sans une touche d'originalité. En gros, les grosses grattes, les basses et la grosse caisse à plein volume, on bouge la tête et les cheveux longs, mais ça s'arrête là. Seule chose intéressante : un des guitaristes avait un logo de NIN sur sa guitare, et le bassiste avait décoré son instrument avec des visuels de Sin City.
Au milieu du set, je commençais sérieusement à bailler. Heureusement le changement de matériel a été rapide, et l'ouverture du set d'Apocalytica des plus stimulantes. Les décors sont dévoilés. En fond, l'emblème du groupe (le violoncelle/tête de mort avec les ailes que vous trouverez sur la pochette du Single I'm not Jesus). L'imposante batterie de Mikko Sirén se trouve au centre en hauteur, et devant sont disposés quatre chaises géantes en fer en forme du même emblème. Un peu lugubre, mais ça a le mérite d'en imposer.
Dès le début, les cinq ou six premières chansons, je reste bouche bée devant le spectacle, la magnifique alliance du son lourd et puissant et des aigüs. Les quatre violoncellistes restent assis le temps de deux ou trois morceaux, puis les deux chevelus Eicca Toppinen (le blond) et Perttu Kivilaakso (le brun) brandissent leur instrument, s'avançant jusqu'à toucher le public. Ils bougent beaucoup, nous font participer un maximum, toujours avec le sourire et les yeux pétillants. Le batteur est impressionnant, généreux et précis. Décidément je commence à devenir sérieusement fanatique des batteurs en les voyant jouer en direct. Après l'immense et inaccessible Mike Portnoy et le grand Matt Helders, voici Mikko Sirén!! C'est du lourd!
En rythme, Eicca et Perttu font balancer leur chevelure digne d'Elsève ou de Schwarzkopf, penchés sur leur instrument, leurs doigts courants à une vitesse incroyable. Malgré tout, ma star de la soirée restera sans nul doute le mystérieux "professeur" Antero Manninen, qui n'a pas bougé de sa chaise pendant quasiment la totalité du set. Lunettes noires, vêtements sobres, cheveux blonds tirés. Une droiture curieusement attractive. On a eu droit à deux sourires de sa part pendant que les autres s'en donnaient à coeur joie. Sa caractéristique, et ce qui m'a complètement laissée coi : sa maîtrise, venant du Maître. Lorsqu'il joue la mélodie, c'est l'âme du groupe, la profondeur et l'identité.
Concernant la setlist, je ne connais pas assez bien le groupe pour pouvoir vous la détailler. Beaucoup de morceaux du dernier album ont été joués. De plus, nous avons également eu droit à une reprise de David Bowie et à une autre de Rammstein. Le concert a duré une heure et quart ou une heure vingt, avec deux rappels, dont le dernier absolument magnifique.
Par Claire musicabulle, Samedi 15 Decembre 2007 à 17:48 GMT+2 dans Reviews concerts





