Dimanche 30 Septembre 2007
Muse
23 juin 2007, Parc des Princes, Paris
Après avoir passé la journée à marcher, marcher, marcher dans Paris, le Parc des Princes, ce bloc de béton sans âme, s'est enfin ouvert à nos yeux. Le public plutôt divers se presse autour du stade. L'attente devant les portes fait monter l'impatience d'entrer, puis j'entre dans le stade. Première impression, l'emplacement est parfait, en tribune à droite de la scène, juste devant la zone vip. La scène est gigantesque, dotée de ses paraboles géantes et de ses extensions sur les côtés et au milieu du stade.
L'attente est longue, mais les gradins et la pelouse se remplissent rapidement. Effectivement, en un peu plus d'une heure, le stade est plein. Dès la première partie de Biffy Clyro, l'ambiance démarre avec force. Dès cet instant, je sais que la ferveur ne lâchera pas la foule jusqu'à la fin. Archive nous offre une seconde première partie de plus d'une heure absolument merveilleuse. Le son est bon, la voix du chanteur commence à pénétrer doucement mon esprit. C'est fort et profond.
Lorsque Archive se retire de la scène, l'adrénaline monte d'un cran. Et je me replonge dans ces sensations si particulières, entre tension et émerveillement. J'y suis presque. La foule entame une hola sans fin, impatiente, heureuse et avide d'émotions. Les hommes masqués vêtus de jaune se pressent sur le côté de la scène. Le groupe apparaît alors sur la plateforme centrale au milieu des étincelles. La nuit tombe.
Au premier son de guitare, on ne s'y trompe pas, Matthew est en forme et surtout détendu. Knights of Cydonia en ouverture encore, pour une nouvelle vague de fureur. D'entrée le ton est donné. Ce soir sera magique. Les voix de ces milliers de personnes admiratives se pressent alors sur Hysteria, "I want it now, I want it now". Puis démarre Supermassive Black Hole et la fosse commence à danser à l'unisson, les bras levés, comme un océan de mains déchaîné. À l'image de ces robots avançant sur l'écran central. Black Holes and Revelations est à l'honneur en ce début de concert. C'est au tour de Map of the Problematique. Matthew prend ensuite sa guitare acoustique pour City of Delusion, et son passage en changement de rythme, "You will not rest, settle for less" entre guitare, basse et batterie en crescendo. Après une pause, la tension s'intensifie sur le mythique Butterflies and Hurricanes. Le solo au piano laisse sans voix. Le son afflue dans mes membres, jusqu'à mes pieds immobilisés, en un long frisson. Les yeux fermés, puis le regard tourné vers ces doigts qui courrent sur les touches, mon horloge s'arrête pour se recharger à jamais.
Quelques mots en référence à Hullabaloo nous ouvrent Microcuts, petite perle réapparue dans les setlists depuis peu. Un vrai cri de la période d'Origin of Symmetry qui m'est si chère, d'une intensité rare. Mes sens sont en totale révolution, et Hoodoo au piano effleure une nouvelle fois ma peau. La voix s'envole et nous transporte en un point de non retour. Le ciel est sombre mais je distingue quelques étoiles. Là haut, tout là haut. Point de pause. L'introduction d'Apocalypse Please annonce une nouvelle marche à franchir. "This is the end of the world". Le stade est transporté ailleurs. Matthew reste au piano et je reprends mon souffle. Petit essai du mégaphone, le trio démarre Feeling good et ses paillettes sur fond de fleurs colorées en arrière plan. "And I'm feeling good". Ou quand les paroles prennent pleinement sens. La séquence piano se termine sur la première chanson du premier disque. Sunburn, purement merveilleux.
Le piano est reculé et la guitare pad retentit. Brillant solo d'Invincible. Là aussi, "Together we're invincible" sur fond de foules gigantesques, reprise par le public, me fait vibrer. La participation est à son comble avec Starlight, qui sonne toujours aussi bien dans les grands espaces. Même les spectateurs immobiles participent en applaudissant en cadence. Sans pause, le groupe enchaîne la reprise Man of Mystery, plutôt dansante. Matthew s'approche de notre tribune et se place au micro de droite pour les premières notes de Time is Running Out, une de mes chansons préférées en live. La partie solo guitare proche d'Earl's Court 2004 résonne, la partie de chant offerte au public est un grand moment. La foule bondit dans tous les sens. Je sais que la puissance est telle que je mettrai des jours à m'en remettre. La première partie du concert se ferme par un New Born des plus parfaits, avec un nouveau riff et une version extended sur laquelle la guitare vibre comme jamais. En symbiose totale, Matthew et sa guitare, comme un seul être, font hurler les cordes en des mouvements par lâcher prise. Tout simplement impressionnant.

Le groupe disparaît alors par l'escalier menant sous la scène. Le public est en transe, je ne sens plus mon corps. Le sol vibre sous mes pieds.
Le retour se fait à la guitare acoustique. Dom est placé sur le devant de la scène, sa batterie placée sur un carré en extension de la scène. Les lumières sont éteintes. Plus un bruit. Le stade devient une constellation à perte de vue. La version d'Unintended m'apaise. Showbiz que j'écoute en boucle depuis une semaine refait surface en quelques minutes, sa spontanéité, sa profondeur, son espace propre et son bleu univers. Comme une mer profonde. La partie finale a débuté, il faut s'y jeter corps et âme quitte à ne plus jamais pouvoir se relever. Des deux côtés de la scène jaillissent les acrobates argentés qui volent sur les vibrations de Blackout. Pour un soupir. Puis Bliss et ses éternels ballons sont lancés. La folie gagne le stade. Les bulles blanches rebondissent dans la foule, tournoyant dans les airs. L'espace temps n'existe plus, l'instant est suspendu comme tenu par des fils invisibles attachés au ciel.

À nouveau, le trio se retire. Les quelques minutes restantes seront théâtre cathartique gigantesque. Plug in Baby, bombe musicale, me lance sur mon défouloir absolu, Stockholm Syndrome, que j'aime par dessus tout. Les dernières forces sont jetées à terre. La clôture sur Take a Bow renvoit encore une fois à une dimension nouvelle. Les lumières vertes plongent le stade dans un monde de l'ailleurs, les samples résonnent et frappent mon coeur de plein fouet. "Death, you bring death, and destruction to all that you tuch". Un dernier cri, le poing levé. Une ultime vibration. Des étoiles dans les yeux pour briller. Encore un peu plus haut.
L'attente est longue, mais les gradins et la pelouse se remplissent rapidement. Effectivement, en un peu plus d'une heure, le stade est plein. Dès la première partie de Biffy Clyro, l'ambiance démarre avec force. Dès cet instant, je sais que la ferveur ne lâchera pas la foule jusqu'à la fin. Archive nous offre une seconde première partie de plus d'une heure absolument merveilleuse. Le son est bon, la voix du chanteur commence à pénétrer doucement mon esprit. C'est fort et profond.
Lorsque Archive se retire de la scène, l'adrénaline monte d'un cran. Et je me replonge dans ces sensations si particulières, entre tension et émerveillement. J'y suis presque. La foule entame une hola sans fin, impatiente, heureuse et avide d'émotions. Les hommes masqués vêtus de jaune se pressent sur le côté de la scène. Le groupe apparaît alors sur la plateforme centrale au milieu des étincelles. La nuit tombe.
Au premier son de guitare, on ne s'y trompe pas, Matthew est en forme et surtout détendu. Knights of Cydonia en ouverture encore, pour une nouvelle vague de fureur. D'entrée le ton est donné. Ce soir sera magique. Les voix de ces milliers de personnes admiratives se pressent alors sur Hysteria, "I want it now, I want it now". Puis démarre Supermassive Black Hole et la fosse commence à danser à l'unisson, les bras levés, comme un océan de mains déchaîné. À l'image de ces robots avançant sur l'écran central. Black Holes and Revelations est à l'honneur en ce début de concert. C'est au tour de Map of the Problematique. Matthew prend ensuite sa guitare acoustique pour City of Delusion, et son passage en changement de rythme, "You will not rest, settle for less" entre guitare, basse et batterie en crescendo. Après une pause, la tension s'intensifie sur le mythique Butterflies and Hurricanes. Le solo au piano laisse sans voix. Le son afflue dans mes membres, jusqu'à mes pieds immobilisés, en un long frisson. Les yeux fermés, puis le regard tourné vers ces doigts qui courrent sur les touches, mon horloge s'arrête pour se recharger à jamais.
Quelques mots en référence à Hullabaloo nous ouvrent Microcuts, petite perle réapparue dans les setlists depuis peu. Un vrai cri de la période d'Origin of Symmetry qui m'est si chère, d'une intensité rare. Mes sens sont en totale révolution, et Hoodoo au piano effleure une nouvelle fois ma peau. La voix s'envole et nous transporte en un point de non retour. Le ciel est sombre mais je distingue quelques étoiles. Là haut, tout là haut. Point de pause. L'introduction d'Apocalypse Please annonce une nouvelle marche à franchir. "This is the end of the world". Le stade est transporté ailleurs. Matthew reste au piano et je reprends mon souffle. Petit essai du mégaphone, le trio démarre Feeling good et ses paillettes sur fond de fleurs colorées en arrière plan. "And I'm feeling good". Ou quand les paroles prennent pleinement sens. La séquence piano se termine sur la première chanson du premier disque. Sunburn, purement merveilleux.
Le piano est reculé et la guitare pad retentit. Brillant solo d'Invincible. Là aussi, "Together we're invincible" sur fond de foules gigantesques, reprise par le public, me fait vibrer. La participation est à son comble avec Starlight, qui sonne toujours aussi bien dans les grands espaces. Même les spectateurs immobiles participent en applaudissant en cadence. Sans pause, le groupe enchaîne la reprise Man of Mystery, plutôt dansante. Matthew s'approche de notre tribune et se place au micro de droite pour les premières notes de Time is Running Out, une de mes chansons préférées en live. La partie solo guitare proche d'Earl's Court 2004 résonne, la partie de chant offerte au public est un grand moment. La foule bondit dans tous les sens. Je sais que la puissance est telle que je mettrai des jours à m'en remettre. La première partie du concert se ferme par un New Born des plus parfaits, avec un nouveau riff et une version extended sur laquelle la guitare vibre comme jamais. En symbiose totale, Matthew et sa guitare, comme un seul être, font hurler les cordes en des mouvements par lâcher prise. Tout simplement impressionnant.

Le groupe disparaît alors par l'escalier menant sous la scène. Le public est en transe, je ne sens plus mon corps. Le sol vibre sous mes pieds.
Le retour se fait à la guitare acoustique. Dom est placé sur le devant de la scène, sa batterie placée sur un carré en extension de la scène. Les lumières sont éteintes. Plus un bruit. Le stade devient une constellation à perte de vue. La version d'Unintended m'apaise. Showbiz que j'écoute en boucle depuis une semaine refait surface en quelques minutes, sa spontanéité, sa profondeur, son espace propre et son bleu univers. Comme une mer profonde. La partie finale a débuté, il faut s'y jeter corps et âme quitte à ne plus jamais pouvoir se relever. Des deux côtés de la scène jaillissent les acrobates argentés qui volent sur les vibrations de Blackout. Pour un soupir. Puis Bliss et ses éternels ballons sont lancés. La folie gagne le stade. Les bulles blanches rebondissent dans la foule, tournoyant dans les airs. L'espace temps n'existe plus, l'instant est suspendu comme tenu par des fils invisibles attachés au ciel.

À nouveau, le trio se retire. Les quelques minutes restantes seront théâtre cathartique gigantesque. Plug in Baby, bombe musicale, me lance sur mon défouloir absolu, Stockholm Syndrome, que j'aime par dessus tout. Les dernières forces sont jetées à terre. La clôture sur Take a Bow renvoit encore une fois à une dimension nouvelle. Les lumières vertes plongent le stade dans un monde de l'ailleurs, les samples résonnent et frappent mon coeur de plein fouet. "Death, you bring death, and destruction to all that you tuch". Un dernier cri, le poing levé. Une ultime vibration. Des étoiles dans les yeux pour briller. Encore un peu plus haut.
Par Claire musicabulle, Dimanche 30 Septembre 2007 à 15:58 GMT+2 dans Reviews concerts





