Editors
1er avril, La Riviera, Madrid
La setlist:
Camera
An End Has a Start
Blood
Bullets
The Weight of the world
When Anger Shows
Banging Heads
Lullaby (cover The Cure)
Lights
All sparks
Escape the Nest
Push Your Head Towards The Air
Munich
Bones
Fingers in the Factories
---------
The Racing Rats
You are Fading
Smokers Outside the Hospital Doors
Vidéos du concert de Barcelone, la veille:
L'ouverture sur Camera
Push Your Head Towards The Air + Bones
The Racing Rats
L'album photos Flickr de la fille qui était juste devant moi
Juste pour le plaisir, je vous en mets quelques unes :


Editors, ou l'un de mes plus gros coups de coeur de
l'an passé. J'avoue que j'étais impatiente de les revoir, cette fois-ci
dans une salle plus grande pour un show un peu plus conséquent. Arrivée
à une demi heure de l'ouverture des portes, j'ai réussi un placement
parfait : second rang et plein centre. Histoire de pouvoir communier
encore mieux avec le groupe.
À 20h30, un petit trio fou fou fait son entrée pour la première partie, Mobius Band, dont je n'avais jamais entendu parler. Le pianiste/chanteur est en transe sur son clavier. Il ne joue que deux notes mais bouge dans tous les sens et manque à plusieurs reprises de détruire les micros sur pieds qui l'entourent. Sur leurs airs de garçons tout juste sortis du collège, ils vont petit à petit nous faire entrer dans une ambiance en suspens, avec le mélange des deux voix et de bons rythmes. Le batteur devient une véritable star en cassant trois baguettes en moins d'une demi heure. Après six chansons, Mobius Band remballe son matériel, le sourire aux lèvres. J'ai bien aimé Friends like these et Hallie. Très chouette groupe, en tous cas.
Les lumières se rallument, les techniciens s'agitent. On accorde les guitares, les basses, la batterie, le piano. J'avais lu les reviews des concerts précédents et je savais qu'ils ne commenceraient pas, contrairement à d'habitude, par Lights.
Après quelques minutes, sous des projecteurs d'un bleu intense, les premières notes de la touchante Camera se mettent à résonner. Le groupe fait son entrée, Tom au synthé à l'arrière de la scène. Magistral. Après une ouverture dont l'atmosphère parvient à immerger tout le corps, l'esprit n'a pas le temps de penser, la porte est ouverte et je me glisse dans ce monde avec un réel plaisir. J'y suis.
Tom remercie le public d'être là, sourire aux lèvres, comme un enfant que l'ont aurait félicité. La foule le lui rend bien, la salle est pleine à craquer, et le sol commence à bouger sur An End Has a Start. Le son est parfait. Après les problèmes techniques de la veille, il semble que tout soit entré dans l'ordre à présent. L'entame du concert, en dépit de l'ouverture plannante, est agitée. Sur Blood et Bullets, je commence déjà à sauter et à sentir mes jambes lourdes.
Quand alors Tom troque sa guitare pour le piano et nous offre une interprétation des plus intenses de The Weight of the World. Comme un souffle, je sens sa voix se poser sur moi. Là j'entends juste mon coeur battre. Comme s'il n'y avait plus personne autour de moi.
Jouant toujours avec ses mains, Tom parcourt la scène de gauche à droite, escalade son piano à plusieurs reprises, s'avance pour sentir son public de plus près, et nous tendons les mains pour créer ce lien. La reprise de The Cure, Lullaby, laisse quelque peu souffler le groupe après une première partie du concert profondément riche.
Après cette sorte de pause marquant le milieu du concert, le groupe paraît en osmose totale. Russ (basse) ne cesse de se retourner vers Ed (batterie), lui lançant des sourires. Lights, puis All Sparks font sauter tout le monde à l'unisson. Comme une grande famille, on se tient par les épaules, c'est agréable de profiter dans de telles conditions.
Puis l'un des sommets du moment pour moi, Escape the Nest. Quelques accords de guitare et me voilà sur orbite. C'est sentimental
.
Le refrain soulève mon coeur. J'ai des images qui défilent dans ma
tête. Des sourires, des moments, des sensations. Un rien pour de si
belles vibrations. L'enchaînement sur Push Your Head Towards The Air cristallise la beauté de l'instant.
Trois bombes finiront le set, Munich, Bones et Fingers in the Factories. De quoi me décharger de toute la tension physique et mentale accumulée pendant des semaines. C'est la marque des grands groupes.
Lorsque le quatuor se disperse, la salle débordante hurle malgré le fait que tout le monde sait qu'ils reviendront. Mais le bonheur que dégage ce groupe vaut bien des cris de joie à s'en casser les cordes vocales. L'énergie procurée est indescriptible de générosité.
Tom entre alors en courant jusqu'à son piano pour jouer les premières notes de The Racing Rats, l'autre chanson que j'attendais avec une particulière impatience. C'est remarquable de sincérité, et j'apprécie d'autant plus que je sais que la fin est proche. Le rappel se clôture sur l'éblouissante Smokers Outside the Hospital Doors, premier single de leur dernier album, ô combien puissant, qui nous laisse de marbre lorsque les lumières se rallument.
Définitivement, Editors n'est plus seulement un groupe à voir. C'est un groupe à revoir. Tellement de joie sur leur visage, des membres si communicatifs que la seule envie que l'on a est d'applaudir encore plus fort, des sourires, des clins d'oeil... pour des vibrations intenses, à en perdre les mots :
"c'était.....
et je m'en remettrai pas de sitôt!!"
À 20h30, un petit trio fou fou fait son entrée pour la première partie, Mobius Band, dont je n'avais jamais entendu parler. Le pianiste/chanteur est en transe sur son clavier. Il ne joue que deux notes mais bouge dans tous les sens et manque à plusieurs reprises de détruire les micros sur pieds qui l'entourent. Sur leurs airs de garçons tout juste sortis du collège, ils vont petit à petit nous faire entrer dans une ambiance en suspens, avec le mélange des deux voix et de bons rythmes. Le batteur devient une véritable star en cassant trois baguettes en moins d'une demi heure. Après six chansons, Mobius Band remballe son matériel, le sourire aux lèvres. J'ai bien aimé Friends like these et Hallie. Très chouette groupe, en tous cas.
Les lumières se rallument, les techniciens s'agitent. On accorde les guitares, les basses, la batterie, le piano. J'avais lu les reviews des concerts précédents et je savais qu'ils ne commenceraient pas, contrairement à d'habitude, par Lights.
Après quelques minutes, sous des projecteurs d'un bleu intense, les premières notes de la touchante Camera se mettent à résonner. Le groupe fait son entrée, Tom au synthé à l'arrière de la scène. Magistral. Après une ouverture dont l'atmosphère parvient à immerger tout le corps, l'esprit n'a pas le temps de penser, la porte est ouverte et je me glisse dans ce monde avec un réel plaisir. J'y suis.
Tom remercie le public d'être là, sourire aux lèvres, comme un enfant que l'ont aurait félicité. La foule le lui rend bien, la salle est pleine à craquer, et le sol commence à bouger sur An End Has a Start. Le son est parfait. Après les problèmes techniques de la veille, il semble que tout soit entré dans l'ordre à présent. L'entame du concert, en dépit de l'ouverture plannante, est agitée. Sur Blood et Bullets, je commence déjà à sauter et à sentir mes jambes lourdes.
Quand alors Tom troque sa guitare pour le piano et nous offre une interprétation des plus intenses de The Weight of the World. Comme un souffle, je sens sa voix se poser sur moi. Là j'entends juste mon coeur battre. Comme s'il n'y avait plus personne autour de moi.
Jouant toujours avec ses mains, Tom parcourt la scène de gauche à droite, escalade son piano à plusieurs reprises, s'avance pour sentir son public de plus près, et nous tendons les mains pour créer ce lien. La reprise de The Cure, Lullaby, laisse quelque peu souffler le groupe après une première partie du concert profondément riche.
Après cette sorte de pause marquant le milieu du concert, le groupe paraît en osmose totale. Russ (basse) ne cesse de se retourner vers Ed (batterie), lui lançant des sourires. Lights, puis All Sparks font sauter tout le monde à l'unisson. Comme une grande famille, on se tient par les épaules, c'est agréable de profiter dans de telles conditions.
Puis l'un des sommets du moment pour moi, Escape the Nest. Quelques accords de guitare et me voilà sur orbite. C'est sentimental
Trois bombes finiront le set, Munich, Bones et Fingers in the Factories. De quoi me décharger de toute la tension physique et mentale accumulée pendant des semaines. C'est la marque des grands groupes.
Lorsque le quatuor se disperse, la salle débordante hurle malgré le fait que tout le monde sait qu'ils reviendront. Mais le bonheur que dégage ce groupe vaut bien des cris de joie à s'en casser les cordes vocales. L'énergie procurée est indescriptible de générosité.
Tom entre alors en courant jusqu'à son piano pour jouer les premières notes de The Racing Rats, l'autre chanson que j'attendais avec une particulière impatience. C'est remarquable de sincérité, et j'apprécie d'autant plus que je sais que la fin est proche. Le rappel se clôture sur l'éblouissante Smokers Outside the Hospital Doors, premier single de leur dernier album, ô combien puissant, qui nous laisse de marbre lorsque les lumières se rallument.
Définitivement, Editors n'est plus seulement un groupe à voir. C'est un groupe à revoir. Tellement de joie sur leur visage, des membres si communicatifs que la seule envie que l'on a est d'applaudir encore plus fort, des sourires, des clins d'oeil... pour des vibrations intenses, à en perdre les mots :
"c'était.....
La setlist:
Camera
An End Has a Start
Blood
Bullets
The Weight of the world
When Anger Shows
Banging Heads
Lullaby (cover The Cure)
Lights
All sparks
Escape the Nest
Push Your Head Towards The Air
Munich
Bones
Fingers in the Factories
---------
The Racing Rats
You are Fading
Smokers Outside the Hospital Doors
Vidéos du concert de Barcelone, la veille:
L'ouverture sur Camera
Push Your Head Towards The Air + Bones
The Racing Rats
L'album photos Flickr de la fille qui était juste devant moi

Juste pour le plaisir, je vous en mets quelques unes :


Par Claire musicabulle, Mercredi 2 Avril 2008 à 21:49 GMT+2 dans Reviews concerts (article, RSS)





