Dream Theater
Déjà la première partie était la raison pour laquelle j'avais pris ma place au départ, puisque je suis fan de Symphony X depuis presque dix ans. Le son n'était pas mauvais malgré le fait que le concert ait lieu dans un palais des sports, site toujours défaillant en termes d'acoustique. On a eu droit à un peu plus de trois quarts d'heure pour la première partie, avec des titres du nouvel album, Paradise Lost (que je n'aime pas du tout, d'ailleurs), et puis à d'anciens titres avec choeurs. Russel Allen était très en forme, il est descendu toucher la fosse en folie en parlant espagnol, en disant que la veille ils étaient à Barcelone, et se faisant huer (les régionalismes ici, faut pas rigoler avec ça...), il a dit que finalement Barcelone c'était de la merde, donc tout le monde était content. Michael Romeo est toujours aussi impressionnant d'aisance et de facilité.
L'ouverture du mini show était vraiment spectaculaire, avec musique d'épopée et lumières violettes, vertes et bleues. Bref, Symphony X, pour chauffer un palais des sports, c'est du lourd!
L'installation du matériel pour la suite a été très rapide. Juste le temps de passer aux toilettes et de voir pour la première fois de ma vie une queue de 300 mètres chez les messieurs, contre cinq personnes chez les dames. Je sais, c'est pas intéressant, mais c'était drôle.
Donc ensuite, place à Dream Theater pour deux heures et quart de musique. Une belle entrée en scène avec un écran centré au-dessus du groupe. L'ouverture commence par un récapitulatif des albums depuis la création, pour arriver à Systematic Chaos et à sa fourmi de protagoniste, qui sera présente jusqu'au final. Dès le départ, le son est presque parfait, on entend bien la voix de James Labrie, ce qui signifie que l'acoustique a été bien gérée.
Au niveau des instruments, Jordan Rudess dispose d'un clavier (triple, je crois) posé sur un socle mobile. Il peut donc jouer et se déplacer en cercle autour du socle, un système plutôt original.
Ma star de la soirée, c'est sans nul doute le magnifique Mike Portnoy, qui m'a absolument impressionnée! Il avait placé au centre de la scène deux jeux de batterie, et se déplaçait selon la chanson. Toujours très démonstratif, se levant tel un boxeur prêt au combat, il appelait sans cesse la foule à lever les bras et à applaudir et a jeté dans la fosse une bonne quinzaine de ses baguettes (et cela en plein milieu des chansons). C'est le batteur le plus talentueux que j'ai pu voir jouer en live. Réellement hallucinant.
Au niveau de la setlist, on a eu droit à des classiques de Scenes from a Memory, de Falling into Infinity et d'Octavarium, ainsi qu'à plusieurs titres du dernier disque. L'apogée du concert a été le moment où ils ont joué Forsaken!!!! C'était tout simplement énorme, avec la foule qui reprenait le refrain, et moi qui hurlais aussi.
CONSTANT MOTION
STRANGE DEJA VU
BLIND FAITH
SURROUNDED '07
THE DARK ETERNAL NIGHT
FORSAKEN
TAKE THE TIME
THE SPIRIT CARRIES ON
IN THE PRESENCE OF ENEMIES
Encore:
MEDLEY
I. TRIAL OF TEARS
II. FINALLY FREE
III. LEARNING TO LIVE
IV. IN THE NAME OF GOD
V. OCTAVARIUM
James Labrie a dû passer la moitié du concert hors de la scène, puisque dès qu'il y avait des passages musicaux, il s'éclipsait, ce qui créait une véritable osmose dans le groupe, quelque chose de vraiment impressionnant.
En résumé, j'ai pris une énorme claque musicale. Chaque musicien est un génie dans ce groupe. Et surtout tout le monde est utilisé à sa juste place, mis en valeur à plusieurs moments avec des solos qui s'intègrent parfaitement dans la structure du show.
Pour la petite anecdote, lors du rappel, Mike Portnoy est revenu avec le maillot de l'équipe d'Espagne. Très sympa, le geste. Pour le coup, une petite image de LA star de la soirée :


>>> Photo trouvée sur la chronique concert du blog Pisito en Madrid.
Par Claire musicabulle, Samedi 10 Novembre 2007 à 01:37 GMT+2 dans Reviews concerts (article, RSS)





